Pouvoir d’achat : la prioritéécrit le 18/01/2012
La nouvelle année a vu défiler le traditionnel cortège des augmentations. Les prix du gaz augmentent ainsi de 4.4%. C’est aussi le taux de TVA réduit de 5.5% qui passe désormais à 7%. C’est encore le cas des mutuelles dont le coût croit cette année de 4.7% suite à une taxe exceptionnelle. Toutes ces augmentations ont été décidées par le gouvernement pour lutter contre les déficits publics, dans le cadre du plan de rigueur.
Je suis sensible et préoccupée par ces augmentations qui pèsent aujourd’hui sur notre pouvoir d’achat. Cette inquiétude, vive dans chacun de nos foyers en cette période de crise, doit nous inviter à prendre à bras le corps la question si ardente des salaires et des prix.
Si je suis consciente que nous devons tous participer à un effort supplémentaire de réduction de la dépense publique, je ne me satisfais pas de l’augmentation du prix des mutuelles et, à l’avenir, je serai vigilante à ce que notre santé ne soit pas hypothéquée par de nouvelles augmentations du prix des assurances complémentaires. Pour être juste, la rigueur doit être partagée. Si cette hausse a été un outil cette fois-ci, d’autres pistes doivent être envisagées.
L’énergie ensuite est une autre dépense dont l’augmentation pèse lourdement sur les revenus des ménages. Nous avons en France une industrie d’excellence qui nous permet de bénéficier d’un prix de l’électricité parmi les moins chers en Europe. Cette industrie, c’est l’industrie nucléaire. Je me battrai pour que cette spécificité française du bas coût de l’électricité perdure car cela protège le pouvoir d’achat de chacun d’entre-nous. Là où les socialistes sont prêts à brader l’excellence de l’industrie nucléaire française contre des petits accords politiciens avec les écologistes, je soutiendrai de toutes mes forces une électricité la moins chère possible pour nos concitoyens.
Enfin, je dois vous dire que j’ai été choquée par l’attitude de la SNCF consécutivement à l’augmentation du taux de TVA. Alors que l’entreprise publique enregistre un bénéfice record cette année, celle-ci décide de répercuter cette hausse sur le prix des billets de train à hauteur de plus de 3%. N’aurait-il pas été plus judicieux de la part de la SNCF en ces temps difficiles pour chaque français de rogner un peu sur les bénéfices particulièrement quand ceux-ci ont été juteux et cela depuis déjà plusieurs années ?
Face à ces augmentations, nombre d’entre vous êtes légitimement inquiets, j’en suis consciente. Soyez assurés de mon total engagement à vos cotés pour défendre le maintien votre pouvoir d’achat.



